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egfrild

poésie, partout où elle se trouve...

Kay Sage

Publié le 27 Novembre 2016 par egfrild dans Peintre

A peine sont-elles nées de son imagination que les cités édifiées par Kay Sage sont déjà désertées, vidées de leurs mystérieux habitants.

Quelle histoire nous échappe ?

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Leonore Fini

Publié le 19 Novembre 2016 par egfrild dans Peintre

Incontournable Leonore Fini...

Ici les cheveux gris et sombres des personnages paraissent se mêler aux nuages, composer un ciel tumultueux, un ciel d'orages prêts à éclater ou qui l'ont déjà fait. La masse noirâtre de l'eau portant l'embarcation ne le rappelle t-elle pas ? Au reste, la robe de la femme assise à droite semble tomber en cascade et rejoindre l'étendue liquide.

Avec Leonore Fini, la poésie n'a jamais été aussi proche. Elle est juste au bout des yeux.

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Claude de Burine

Publié le 13 Novembre 2016 par egfrild dans Poète

Claude de Burine

Le prophète

 

La voix des sources d'abord se tait

Le soleil ne lève plus son front rouge

Dans la forêt.

Puis un jour on perd

La fleur de lavande et le gui de l'hiver,

La bouche d'un amour et ses mains délicates,

Son enfant fée dans la nuit soyeuse.

Alors l'on regagne le silence

Et l'on se tue

Dans la maison ouverte.

 

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Jean Malrieu

Publié le 6 Novembre 2016 par egfrild dans Poète

Jean Malrieu

T'es-tu servie de ces oiseaux pour ton corsage ?

La chaleur ronde comme un sein,

Cercle du bleu,

Plongeuse d'air

Au travers des chemins que construit le soleil,

De ses éclats brisés que tu ramasses

Pour voir au-delà du ciel.

 

Comme une boule d'arbre, jouet du vent,

Comme une ombre debout dans le ciel délirant,

Comme une gerbe en feu, moissonneur d'étincelles,

Tous les objets épars dans le monde m'appellent

Sous la gangue des nuits qu'il me faut traverser,

Mineur au souffle plus large que l'espace.

 

Quand je t'ai dépassée,

                                     tournant la tête vers l'arrière,

La saison morte des poussières,

Les marais herbeux des journées.

 

Il saigne des oiseaux dans le fleuve de l'aube.

Il flotte des manteaux, méduses de l'autan.

Les vaisseaux sont brûlés. Il meurt de la lumière.

 

Déjà tu montes au ciel de ta prière

Et le monde en rumeur se rue à la frontière

Où presque en cendre je t'attends.

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